Sculpture flottante, Icebergs insuffle un vent de fraîcheur insolite au milieu de l’été. Son arche monumentale et les blocs de glace qui l’entourent invitent les contrées polaires en plein cœur de la ville. Posée sur l’eau, l’œuvre dialogue avec les lignes du Havre : la passerelle François Le Chevalier réalisée par Guillaume Gillet, les ouvrages du centre reconstruit d’Auguste Perret et bien sûr, le Volcan d’Oscar Niemeyer ; dont elle prolonge, par contraste, la géométrie et la blancheur.
Icebergs se découvre en mouvement, variant les points de vue depuis les quais, la passerelle ou l’eau. Entre sculpture et paysage, Icebergs multiplie les jeux d’échelle et ses lectures possibles.
Travaillé au fil chaud, le polystyrène saisit la lumière et s’apparente à l’aspect d’une banquise. Elle nous rappelle la fragilité de nos avenirs menacés notamment par la fonte des glaces terrestres. L’œuvre entièrement recyclable prolonge cette réflexion jusque dans ses modes de production et de disparition.